|

- Vannes
La connaissance du baby-blues ne change pas les (mauvaises?) attitudes de l'entourage
A la naissance de ma fille,tous les éléments concourrant à un baby-blues voire à une dépression post-natale m'ont touchée, moi qui avait si bien vécu toute la grossesse: Pour commencer, cette césarienne en urgence, et les 3 heures qui ont suivi et qui m'ont séparé de ma fille. 6 mois après, je suis toujours en manque de ce premier contact. Ensuite, une fatigue immense par manque de sommeil (j'ai très mal dormi pendant mon séjour d'1 semaine à la maternité). L'allaitement, si douloureux, en devenant meme impossible: Mon bébé pleurait devant mon sein, mais j'avais si mal que je tardais à la remettre à boire..En rentrant, je n'avais personne pour m'aider à la maison; mon conjoint était sombre et s'est victimisé devant mes larmes...Il me faisait des reproches sur mon organisation par exemple, alors que j'avais déjà si peu confiance en moi. Ma fille pleurait beaucoup et ne dormait jamais plus d'une demi-heure dans la journée.
Moi qui étais et suis si positive pendant la grossesse.
Je trouve avec du recul que ce moment post-natal est aussi important que la grossesse dont on parle pourtant beaucoup plus. J'ai été surprise par la réalité de ce moment, et ma difficulté à le vivre.
J'aurais aimé être entendue, soutenue; pas seulement par mon conjoint, mais par ma famille (qui ne regardait que le bébé), par les soignants et les para-médicaux que l'on est amené à rencontrer les semaines qui suivent l'accouchement. A croire que les mamans de quelques années ont oublié les besoins des jeunes accouchées...
Les témoignages sont écrits
librement et n'engagent
que leurs auteurs. Monbebe
ne peut en être tenu responsable.
revenir
à l'article |
 |