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- Souillac
Idem
Lorsque je suis tombée enceinte, j'ai fait de suite une dépression. Non pas que je ne désirais pas cet enfant, j'ai toujours désiré être enceinte...impossible à expliquer, du jour au lendemain, une "boule" dans la gorge qui allait mettre un certain temps à disparaître. Evidemment l'entourage ne comprend pas bien, et soi-même on s epose des questions : désirais-je vraiment cet enfant, etais-je vraiment prête, serais-je une bonne maman ? La fatigue aidant, on n'a plus goût à rien....Pour supporter chaque journée, je n'ai pas forcément choisi la bonne solution : fumer de l'herbe (et oui), et me bourre d'antidouleur à base d'opiacé quji me mettait artificiellement de bonne humeur. La douleur m'aveuglait et cette trouille iraisonnée de mourir....je faisais n'importe quoi. J'ai eu de la chance : ma fille n'a eu aucune séquelle, elle est née à terme, 3k400. Mais le pire restait à venir : dépression post-partum et surtout une vraie et longue dépression qui a duré un an. J'ai vécu un cauchemar et fais vivre à mon conjoint un calvaire : des angoisses de mort, de folie me faisaient monter des projets d'abandon (non pas que je n'aimais pas ma fille, mais parce que je me sentais indigne de l'élever). Des peurs atroces m'empêchaient de dormir les quelques heures que ma fille me laissaient la nuit. J'ai alors perdue 12 kg (je ne faisais plus que 42 kg pour 1m66 !) et bien crû que la fin pour moi était proche. Je me suis faite suivre par des psy qui m'ont bourré de médocs : un légume, une morte vivante....Bien sûr les conséquences sur le couple sont dramatiques : nous sommes toujours ensemble, mais les rancoeurs sont là ! Ma fille a aujourd'hui 3 ans, la dépression est passée ...comment ? je ne sais pas ! Pourquoi ? Non plus. Mais je suis retombée enceinte, et d'un coup cette "^putain" (veuillez m'excuser) de boule qui revient, j'ai donc avorter, incapable de supporter ce qui pour moi est un calvaire : la grossesse. Aujourd'hui une amie vit cette même situation, je ne sais que lui recommander : elle voulait cet enfant, elle a une vie stable, un mari adorable et adoré, une famille chalereuse : elle ne comprend pas pourquoi elle vit les choses ainsi, elle multiplie les arrêts maladie, n'a plus goût à la vie alors qu'elle n'en est qu'à son troisième mois de grossesse. Que lui conseiller
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