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Manque de respect de la femme
Tout d'abord, et ceci s'adresse directement au Dr Braig, nous n'avons pas
apprécié le fait qu'elle décolle les membranes lors de la dernière visite,
sans demander l'avis de la maman, sans même l'avertir qu'elle allait poser
ce geste douloureux, ni avant, ni après, suscitant l'inquiétude.
Nous n'avons compris cette douleur que une fois rentré à la maison,
lorsque la maman a rappelé l'hôpital car elle était inquiète des saignements
provoqués par cette visite. Ce n'est pas difficile de demander l'avis de la mère
le cas échéant de lui expliquer pourquoi ce geste est nécessaire. Dans notre cas
il ne l'était pas et il a précipité un accouchement qui aurait pu arriver plus
tard.
En effet, la nuit suivant ce geste, la poche des eaux s'est rompue
(15 jours avant le terme prévu), et nous nous sommes rendus à l'hôpital alors
que le travail n'était pas commencé.
La première sage femme qui nous a accueillis a posé un monitoring qui n'a pas
fonctionné tout de suite. Prise de panique, elle a imposé un masque à oxygène
à la maman qui commençait à gérer ses contractions, et nous a communiqué son
stress qui s'est avéré totalement injustifié quelques minutes plus tard..
Est-il nécessaire de vous apprendre que les mamans qui débutent un premier
accouchement ont plutôt besoin d'être rassurées ?
Heureusement, assez rapidement une gynécologue est passée et a tout de
suite retiré le masque qu'on nous avait obligé à garder.
Le travail a été très long et peu efficace, si bien qu'au bout de dix heures
les contractions s'espaçaient et la maman commençait à être épuisée. Peut-être
est-ce dû à l'organisation de l'hôpital, mais sachez qu'il peut être ressenti
comme une agression de se faire inspecter par une sage-femme différente, parfois
à intervalles très rapprochés, avec des avis différents sur l'état du travail.
Nous aurions préféré un accouchement naturel sans anesthésie, mais vu la
situation, nous avons accepté lorsque la sage femme nous a conseillé la
péridurale pour adoucir les contractions provoquées par l'ocytocine qu'elle
allait administrer. Au passage, nous pensons que le personnel doit encourager
les parents dans la voie qu'ils ont choisie lorsqu'elle ne présente pas de
risque médical et non leur vanter les mérites de la péridurale lorsqu'ils
gèrent les contractions.
Nous sommes donc allés au bloc d'accouchement pour que la péridurale soit posée.
Et là nous avons été choqués par la désinvolture avec laquelle le personnel
s'est comporté. Le bloc d'accouchement n'est pas à notre avis un lieu où l'on
peut discuter de la pluie et du beau temps, des petites histoires du service,
pendant qu'une maman en difficulté attend qu'on lui pose une péridurale.
Heureusement, comme le service était calme cette nuit-là, la fin du travail a pu
se faire calmement sans aucune visite de personne jusqu'au petit matin.
Lors de l'accouchement, la sage femme n'a pas attendu 5 minutes que les tissus
s'assouplissent, alors que la mère avait récupéré ses forces.
A la 4ème poussée, elle a sorti sans mot dire un ciseau ou un scalpel afin de
pratiquer une épisiotomie. Nous avons tous deux vu le sang jaillir sans avoir
vu venir ce geste qui n'est pas toujours nécessaire. (Nous vous renvoyons à
tous les articles existant sur le sujet, ils sont nombreux et vous devez savoir
que l'épisiotomie se pratique de manière abusive en France en comparaison à
beaucoup d'autres pays).
Quoiqu'il en soit, il semble naturel d'attendre un peu que les tissus
s'assouplissent au lieu de tout de suite couper, ce qui provoque des douleurs
insupportables lors des premiers instants de vie du nourrisson, et empêche la
maman d'allaiter tranquillement. Le personel vante les mérites de la péridurale
car soi-disant elle diminue la douleur, et pose des actes souvent inutiles qui
provoquent des séquelles fort douloureuses. Cela incite à penser que la
péridurale est conseillée plus pour standardiser le travail des personels soignants
que par attention pour la mère.
Enfin, une fois l'enfant né, les premiers soins apportés à la maman, toujours en
position d'accouchement avec les pieds dans les étriers, il est inadmissible
que le personnel ne respecte pas l'intimité de la femme dans cette position :
est-il difficile de comprendre que le personnel arrivant le matin ne doit pas
entrer comme dans un moulin pour dire bonjour à une collègue alors qu'elle
s'occupe d'une femme placée dans une position qui demande respect et intimité ?
La mise au monde d'un enfant est un moment qui mérite la plus grande attention
et le plus grand respect de la part des personnes qui y sont impliquées. Nous
sommes persuadés que cela dépend des gens sur qui l'on " tombe ", puisqu'à
l'hôpital on ne peut choisir quelle sage femme va vous accompagner.
Nous pensons que si ce n'est pas naturel chez toutes les sages femmes,
alors il est nécessaire d'établir un code de conduite afin d'assurer à chaque
femme,quelle que soit sa situation, son origine, qu'elle soit seule ou non,
un accouchement dans le respect de sa dignité.
Les témoignages
sont écrits librement et n'engagent que leurs
auteurs. Monbebe ne peut en être tenu responsable.
Monbebe considère qu'il ne s'agit là
d'un lieu d'échanges privilégié et confidentiel
entre parents. |
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