|
Herpes génital
L'herpès génital est une infection transmissible sexuellement (ITS) caractérisée par l’apparition de petites vésicules douloureuses sur les organes génitaux mais aussi en des démangeaisons, brûlures, petites cloques, plaies au niveau de ces mêmes organes. L’herpès génital est provoqué par un virus nommé virus de l’herpès simplex (VHS), semblable à celui qui cause l'herpès labial. L’herpès génital se propage très facilement d’une personne à l’autre.
Dans environ 60 % des cas, il y aura des récidives, c’est-à-dire d’autres poussées d’herpès, habituellement moins fortes que la première. La fréquence varie beaucoup d’une personne à l’autre : certaines peuvent avoir seulement deux crises dans leur vie, tandis que d’autres en auront plusieurs par année. Il arrive que le virus « dorme » durant plusieurs années avant de se réactiver.
Généralement, le virus de l’herpès génital se transmet pendant que la personne infectée ne présente pas de symptôme apparent. Le plus souvent, l’herpès génital se transmet au moment de rapports sexuels vaginaux ou anaux non protégés avec une personne infectée par le virus de l’herpès génital (même si elle n’a pas de symptôme). Le virus entre dans le corps à travers des lésions microscopiques présentes sur la peau, ou par les muqueuses.
• Il est quasi impossible de contracter l’infection par le contact d’objets utilisés par une personne infectée, comme le siège de toilette et les serviettes de bain, car le virus meurt rapidement une fois hors du corps.
En Amérique du Nord, environ 20 % des adultes sont déjà entrés en contact avec le virus de l’herpès simplex, donc possèdent des anticorps contre ce virus.
En Europe, le virus est un peu moins répandu, tandis qu’il atteint son summum en Afrique, où de 30 % à 40 % des gens possèdent des anticorps contre celui-ci. Depuis la fin des années 1970, on observe une tendance à la hausse de l’herpès génital.
Une mère infectée par le virus de l’herpès simplex peut transmettre l’infection à son enfant. Chez les nouveau-nés, l’infection peut avoir des conséquences graves car son système immunitaire n’est pas mature. Dans l’utérus, le bébé est en sécurité. C’est à l’accouchement, lorsque le bébé traverse les voies génitales, qu’il peut contracter l’infection. Le virus peut alors causer des lésions cérébrales, de la cécité, et même entraîner la mort. Diverses mesures de précaution permettent de réduire le risque de contagion à l’enfant ou les conséquences sur sa santé.
Il est recommandé aux femmes qui ont déjà eu un épisode d’herpès génital ou qui contractent l’herpès ou des condylomes durant leur grossesse d’en avertir leur médecin, qui pourra suggérer des mesures afin de minimiser le risque d’infection de l’enfant au moment de l’accouchement

Il est impossible de traiter l’herpès définitivement; il s’agit d’une infection chronique qui se manifeste par des épisodes récurrents de symptômes, appelés poussées ou crises d’herpès. Il existe cependant des moyens pour soulager les symptômes et réduire le nombre de récurrences. Le traitement consiste en des antiviraux pour diminuer la contagiosité, réduire la douleur, la durée et la fréquence des crises. La prise de médicaments antiviraux obtenus sous ordonnance peut aider à réduire la fréquence de vos récidives. Il faut bien se conformer à l’avis du médecin.
|