La
stérilité
La stérilité est l'incapacité d'obtenir
une grossesse. Dans environ 35 % des cas, elle est causée
par des facteurs masculins, notamment l'absence de spermatozoïdes,
ou des spermatozoïdes anormaux ou trop peu nombreux. Dans
35 % des cas aussi, elle résulte de facteurs féminins,
à savoir des problèmes d'ovulation ou de trompes
de Fallope en mauvais état de fonctionnement. Dans d'autres
cas, une association de facteurs masculins et féminins
peut en être la cause. Dans ce cas elle ne peut s'expliquer.
Il faut à certains
couples plus d’un an pour que la femme conçoive,
mais beaucoup demandent un traitement de stérilité
si une grossesse ne survient pas après 12 mois de rapports
sexuels bien calculés, sans préservatif.
Facteurs de risque de la stérilité
38 % des cas de stérilité
dans le monde sont dus à une maladie sexuellement
transmissible (MST) antérieure. De nombreuses MST,
si elles ne sont pas soignées, déclenchent la
stérilité chez les hommes et chez les femmes.
Chez la femme, la gonorrhée
et la chlamydiose, si elle ne sont pas traitées, peuvent
se répandre et infecter l'utérus, les trompes
de Fallope et les ovaires, donnant lieu à la maladie
inflammatoire pelvienne (MIP). La MIP est due à des
MST non traitées, à la tuberculose et à
d'autres types de bactéries ou de microorganismes.
La MIP peut entraîner
la stérilité car des tissus cicatriciels se
forment autour des organes pelviens. Ces tissus provoquent
le blocage et la distorsion des trompes de Fallope, de sorte
que l'ovule ne peut pas passer par la trompe pour atteindre
l'utérus. Après une période de MIP, le
risque de stérilité d'une femme est estimé
à 15 %. Après deux périodes, ce risque
atteint 35 %. Après la troisième période,
le risque est de presque 75 %.
Chez l'homme, la chlamydiose
atteint les testicules, provoquant aussi la stérilité.
Stérilité du couple et examens
Pour qu'il y ait grossesse,
il est nécessaire qu’un spermatozoïde et
un ovule se rencontrent. Il faut avoir des rapports sexuels
normaux et proches de la date d'ovulation. Il faut des spermatozoïdes
vivants et en forme et aucun obstacle sur le trajet les séparant
de l'ovule.
A partir de la, il sera
déjà plus facile de déterminer une cause
de stérilité :
On omet parfois que un
ou deux rapports par mois risquent de ne pas être suffisants.
De même en cas de rapports anormaux ou incomplets par
inexpérience ou en cas d’anomalie anatomique
(imperforation de l'hymen de la femme, pénis anormal)
- Vérifier qu’il y a eu ovulation :
l'ovulation entraîne un décalage thermique de
3 à 4 dixièmes de degrés jusqu'aux règles,
donc pour le savoir, il vous faudra prendre votre température
tous les matins avant le lever pendant une période
de trois mois et de faire une courbe des températures.
- Analyser le
sperme : s'il y a ovulation, l'étape
suivante consiste à examiner le sperme de l'homme (40%
des cas de stérilité) en pratiquant un spermogramme,
après 3 jours d'abstinence sexuelle. On saura alors
s'il existe des spermatozoïdes, et si c'est le cas, leur
nombre, leur pourcentage de formes anormales, leur mobilité,
et s’il n’y aurait pas une éventuelle infection
du sperme.
En général on observe plus de 20 millions de
spermatozoïdes par ml, une mobilité 1 heure après
l'éjaculation égale ou supérieure à
40% et un pourcentage de formes anormales inférieur
à 50%.
- S’assurer qu’il
n’y ait pas d’obstacle sur le trajet des spermatozoïdes :
pour cela on injecte un produit opaque dans l'utérus
afin de voir s'il n'y a pas d'accolement de ses parois (synéchies)
et surtout si les trompes ne sont pas bouchées (séquelles
d'infections ou de chirurgie antérieure), cette opération
se nomme l'hystérosalpingographie.
Pour finir ce bilan on
pourra envisager un test post coïtal de Huhner qui
est un examen de laboratoire permettant d'étudier les
qualités de la glaire cervicale en période péri-ovulatoire
et permettant d'apprécier le déplacement des
spermatozoïdes du conjoint au sein de cette glaire. C’est
un examen sans douleur et qui doit être réalisé
en période pré-ovulatoire , un jour ou deux
avant la date prévue de l'ovulation.
Enfin si tout est normal,
il ne nous reste plus qu’à faire un bilan hormonal
:
- Oestradiol, FSH, LH, testostérone, prolactine :
du 5ème au 8ème jour du cycle
- Progestérone : 5 à 7 jours après
le début du plateau thermique
- Cœlioscopie : rechercher des anomalies en examinant, par
incision ombilicale et sous anesthésie, les ovaires
et les trompes
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