La
fécondation in vitro
Le premier bébé né
d’une fécondation in vitro, dit « bébé
éprouvette » est Louise Brown, née en juillet
1978 en Grande Bretagne. En France s’est Amandine qui
a vu le jour le 24 février 1982.
C’est une fécondation qui
se fait à l’extérieur du corps de la femme.
Elle a lieu en laboratoire dans un environnement proche de
celui des trompes. Elle consiste à réunir les
ovocytes de la femme et les spermatozoïdes de l’homme
afin de réaliser en laboratoire la formation de l’embryon
pour pouvoir le replacer par après dans l’utérus
de la femme où il doit s’implanter.
Cette méthode est particulièrement
utilisée :
Chez la femme en cas :
- d’obstruction des trompes de Fallope (stérilité
tubaire)
- d’endométriose, maladie où l’endomètre
se trouve à l’extérieur de l’utérus
- d’absence d’ovulation ou de troubles de l’ovulation
- d’anomalies de l’utérus
- de troubles psychologiques
Chez l’homme en cas :
- d’altération du sperme
- de malformations des voies spermatiques
Les étapes de la fécondation in vitro
:
La stimulation des ovaires
Durant un cycle menstruel normal, l’ovaire
ne donne naissance qu’à un seul ovule. Pour augmenter
les chances d’avoir une grossesse, on stimule les ovaires
de manière artificielle en administrant des médicaments
inducteurs de l’ovulation à la femme de manière
à obtenir le développement de plusieurs follicules
ovariens, donc de plusieurs ovules.
Le monitorage de l’ovulation
Il permet de surveiller le bon déroulement
de la croissance des follicules ovariens. Quand ceux-ci ont
atteint une taille suffisante, la dernière phase consiste
en une injection de HCG. On parle alors de déclenchement
de l’ovulation.
35 heures après l’injection ont pourra procéder
à la ponction folliculaire.
La ponction des follicules ovariens
Sous anesthésie générale
ou locale, on prélève le contenu de chaque follicules
(liquide+ovule), à l’aide d’une fine aiguille
qui traverse le vagin.
La durée de l’intervention est généralement
de 15 à 20 minutes.
Après la ponction, les tubes contenant le liquide folliculaire
sont directement envoyés au laboratoire où l’on
pourra déterminer le nombre d’ovocytes récoltés.
En moyenne, on en récupère 8 à 10.
Le recueil des spermatozoïdes
Chez l’homme, les spermatozoïdes
sont recueillis par masturbation le jour de la ponction. Une
fois le sperme recueillis, celui-ci est analysé en
laboratoire de façon à recueillir les spermatozoïdes
les plus mobiles, qui sont aussi les plus fécondants,
mais aussi pour éliminer le plasma séminal qui
limite le pouvoir fécondant du sperme.
S’il s’agit du sperme d’un
donneur, il devra être congelé pendant 6 mois
et ne pourra être utilisé qu’après
avoir confirmé qu’il n’existe aucun risque
d’infection.
La mise en culture
Les spermatozoïdes recueillis vont
être introduit par micro-injection à l’intérieur
des ovules pour permettre la fécondation. Celle-ci
a lieu dans une éprouvette. En moyenne 50% des ovules
sont fécondant, mais ce chiffre peut varier.
C’est à ce stade que l’embryon va se former,
au bout de 48 heures de fécondation l’œuf
fécondé se divise en 4 cellules.
Le transfert
Le transfert des embryons est réalisé
48 à 72 heures après le prélèvement
des ovocytes qui comptent en moyenne 4 à 8 cellules.
Ce transfert est indolore, il s’effectue par voie vaginale
à l’aide d’un fin cathéter.
Le nombre d’embryons transféré est de
1 ou 2, exceptionnellement 3. Il se fait en accord avec le
couple et dépendra de certains paramètres, comme
par exemple l’âge de la femme, le nombre de tentatives,
la qualité des embryons…
Dans 55% des cas l’embryon ne s’implantera pas
dans la paroi utérine, il n’y aura donc pas de
grossesse.
Le pourcentage d’obtenir une
grossesse est en général de 21% par ponction
et de 25% par transfert d’embryons.
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